Accueil
Accueil > Le congrès > en 2011 à Lyon > Compte-rendu des plénières & tables rondes > Table ronde sur les logiciels libres : les radios associatives, (...)
Table ronde sur les logiciels libres : les radios associatives, laboratoires pilotes pour les développeurs coopératifs

Table ronde sur les logiciels libres : les radios associatives, laboratoires pilotes pour les développeurs coopératifs

publié le mardi 24 janvier 2012

En commençant par un retour sur les fondements et les origines du Logiciel Libre, sont abordées les motivations communes des radios libres et du Logiciels Libres, pour ensuite faire un tour d’horizon de la logithèque existante, afin de répondre aux besoins des différentes activités rencontrées en radio. L’avenir d’une coopération des deux mondes est évoqué, que ce soit sur les questions de montage, de traitement du son, de la gestion d’antenne, du streaming ou des sites web. Plan de fréquence et neutralité du net même combat (internet repose sur une architecture essentiellement constituée de logiciels libres), liberté d’expression, des enjeux communs et primordiaux afin de conserver un Internet libre et neutre pour les radios associatives, gage d’une liberté d’expression et d’un accès simple et peu coûteux à un médium de communication incontournable.

- Invités : Tryphon (Alban Peigner, Florent Peyraud), Divergence FM (Gilles Gouget), Radio Larzac (Catherine Pimenta)
- Animation : Eric Labaj Radio Grésivaudan


Au sujet du logiciel libre : Les premiers balbutiements ont eu lieu à la fin des années 1980, avec GNU-Linux et cætera. Cela a continué à évoluer, pour aujourd’hui devenir mature. On a eu un glissement vers le grand public, les non-initiés. Définition, apport du logiciel libre : Un logiciel est libre selon la Free Software Foundation s’il confère à son utilisateur quatre libertés (numérotées de 0 à 3) : 0 - la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages, 1 - la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à ses besoins, 2 - la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre des copies), 3 - la liberté d’améliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté.

Des logiciels libres en radio, il en existe beaucoup. Ils sont accessibles et on peut les partager, ce qui les rend très attractifs.

Idée de l’intervenant = il est membre d’une société qui vend les logiciels libres depuis 18 mois environ, notamment aux radios associatives. Un modèle équitable entre un client qui a un bon logiciel et un bon service, et une entreprise qui fait des bénéfices.

La radio libre et le logiciel libre ont des choses en commun :
- Un vocabulaire (partage…) : la passion, la culture du « hacking » (s’approprier une technologie, le « do it yourself »), le fait d’être traité à tort de « pirates »
- La plupart des gens qui font des logiciels libres en font un usage local (dans un restaurant, un logiciel de comptabilité adapté à son établissement…), comme le fait la radio libre…
- Il existe de nombreuses associations locales, qui pratiquent ou créent des logiciels libres. Et elles ont plaisir à intervenir sur les ondes.

Les logiciels libres peuvent permettre de surveiller le fonctionnement de la radio (internet, table de mixage), de lire les mails, de mettre en place des exécutions automatiques.

Intervention de Gilles Gouget : divergence FM : Une radio informatisée en 2003 par et pour le logiciel libre. Refus, jusqu’à cette rencontre avec le Libre, de s’informatiser avec des outils propriétaires en raison des techniques et de l’agressivité commerciale des fournisseurs de logiciels. Puis adoption des logiciels libres (Site internet, production, automate de diffusion, bureatique, archivage, streaming web et duplex). Depuis 2003, la station produit un magazine sur l’actualité des logiciels libres, hebdomadaire de 90’ aujourd’hui.

Intervention radio Larzac : Autonome et indépendant : logiciel libre, Linux. Ne pas dépendre d’une boite qui peut couler du jour au lendemain. En cas de problème, on peut faire remonter les problèmes auprès de développeurs.

Echange avec la salle :

- Win radio : Les logiciels libres fonctionnent-ils avec des carte-sons particulières ?
- Réponse : Avec tous les ordinateurs, et majorité des cartes sons.

- Question : D’accord avec le principe des logiciels libres. Pas vraiment d’accord avec l’idée que tout le monde puisse accéder au logiciel : vrai en théorie, mais la compétence informatique n’est pas acquise pour la majorité des gens en réalité.
- Réponse : Oui mais possibilité de demander à quelqu’un d’autre que le développeur en cas de problème.

- Question : Radio campus Lille : quelle garantie contre le hacking ? Quelle sécurité ?
- Réponse : Hacker, cela veut juste dire « bricoleur », le terme pour un « pirate » est « Cracker » (point de vocabulaire). Pour l’intervenant, la sécurité ne doit pas résider dans le secret. Il est plus sécuritaire qu’on puisse lire la source du logiciel, et que la communauté puisse relever les failles de sécurité, plutôt que de croire la simple affirmation de sécurité des développeurs propriétaire. Depuis 20 ans les informaticiens considèrent que les logiciels libres sont plus sécuritaires que les logiciels propriétaires.

- Autre invité : Personne n’a intérêt à hacker vos logiciels libres. Mais il est vrai que chaque radio a besoin d’un spécialiste, ou au moins d’un type quelque peu initié.
- Catherine de radio Larzac : Idéologiquement, elle trouve que les logiciels libres correspondent à l’univers de la radio associative (partage, gratuit, communauté…)

- Intervenant : Cela donne envie, mais j’ai des automatismes Windows, donc questions prosaïques : Quelle distribution choisir ? Quelle est la plus simple ? Quels logiciels ? Comment interagir avec Windows (question des formats mp3 par exemple) ?
- Réponse : Ubuntu est très utilisée (basée sur Débian – très stable), mais une étude au cas par cas est utile. Toutefois Ubuntu est vraiment simple d’accès, tout est fourni. Logiciels très nombreux (dont Rivendell). Une grande partie des logiciels libres sont aussi disponibles sous Windows, la migration sous Linux n’est pas obligatoire. (VLC, openoffice, audacity, icecast...). Les formats audio à utiliser (libres et ouverts) : .flac (compression sans perte), .ogg (Ogg-Vorbis, compression avec perte, mais mailleur algorithme que le mp3).

- Question : Parler d’argent. Quelles radios seraient susceptibles d’être intéressées par un passage vers des logiciels libres, ou qui y sont déjà ? Plusieurs mains se lèvent ; il dit que c’est peu.
- Réponse : Les logiciels existent, mais ne sont pas toujours adaptés à la demande radiophonique. Ce n’est pas toujours évident, mais on peut s’adapter. Par exemple, les logiciels de diffusion ; certains existent, mais ne conviennent pas nécessairement aux radios.

- Question : Mais alors, comment développer un logiciel parfaitement adapté ?
- Réponse : Une offre est fournie, elle est riche, polyvalente ; si on ne trouve pas une offre adaptée à une fonction particulière, il faut y renoncer, et s’intéresser aux logiciels libres qui pourront répondre aux besoins qui peuvent être satisfaits. Au sujet du projet d’un programme de programmation musicale répondant aux standards et aux besoins d’aujourd’hui (scheduler...), il n’est pas abouti pour l’instant.

- Question : Ne devrait-on pas tous participer pour financer le développement d’une logiciel libre de ce type ?
- Réponse : Oui, c’est possible. C’est à l’étude.

Sources iconographiques

Répondre à cet article


Confédération Nationale des Radios Associatives
| publié sous licence Creative Commons by-nc-nd 2.0 fr
Espace Privé | généré dynamiquement par SPIP & Blog'n Glop | Crédits Agence Oui