Deux membres du Conseil supérieur de l’audiovisuel, Rachid Arhab et Françoise Laborde, n’ont pas démissionné de leurs anciennes fonctions. Ils sont toujours salariés de France Télévisions, comme l’a révélé le site Internet Lepoint.fr, repris par Le Monde.
Ils sont seulement placés "en disponibilité" le temps d’effectuer leur mandat de six ans au CSA, puis le délai de carence de trois ans qui suit.
Une pratique inverse de celle suivie par Christine Kelly, la troisième journaliste du CSA. Lors de sa nomination, l’ancienne présentatrice vedette de LCI a démissionné de TF1 et liquidé les actions et les sociétés qu’elle possédait.
Au CSA, alors que son code de déontologie prévoit "l’interdiction de la prise illégale d’intérêt", la double appartenance de M. Arhab et Mme Laborde semble provoquer une certaine gêne. Certaines décisions prises par le CSA pourraient se voir remises en question devant les tribunaux.
Les deux journalistes ont demandé à bénéficier de l’article 35 de la convention collective des journalistes du service public pour être détachés. A l’instar des autres fonctionnaires, ils pourront ensuite être "réintégrés de droit dans leurs anciennes fonctions ou dans une fonction équivalente à l’issue de leur mandat".
